Le Bénin renforce le contrôle de l’importation du riz avec un nouveau dispositif plus strict. Autorisation préalable, critères d’accès renforcés, caution financière et contrôles accrus : les autorités entendent mieux structurer le secteur, sécuriser les recettes publiques et limiter les pratiques informelles
Le Bénin durcit le ton dans la régulation du marché du riz. Par une décision prise le 22 avril 2026, les autorités douanières instaurent un dispositif plus strict pour encadrer les importations, avec en ligne de mire une meilleure transparence et une sécurisation accrue des recettes de l’État.
Désormais, toute importation de riz destinée à la consommation locale est soumise à une autorisation préalable. D’une validité d’un an, cette autorisation est individuelle et ne sera pas renouvelée automatiquement. Une mesure qui vise à mieux organiser le secteur et à limiter les pratiques informelles longtemps décriées.
Les conditions d’éligibilité sont particulièrement exigeantes. Les entreprises doivent justifier d’au moins trois années d’existence légale, être à jour de leurs obligations fiscales et sociales, et démontrer des capacités logistiques et financières solides. Elles devront également s’engager sur des volumes d’importation mensuels importants, compris entre 50 000 et 100 000 tonnes.
Autre innovation: l’instauration d’une caution minimale d’un milliard de francs CFA à verser au Trésor public. Cette garantie financière vise à assurer le respect des engagements des opérateurs et à prévenir les manquements aux règles douanières.
En parallèle, les mécanismes de contrôle sont renforcés. Les autorités se réservent le droit de vérifier à tout moment les stocks, les quantités importées ainsi que leur destination. En cas d’irrégularité, des sanctions sévères sont prévues, pouvant aller jusqu’au retrait de l’autorisation d’importer.
Toutefois, une disposition transitoire est prévue : les cargaisons expédiées avant l’entrée en vigueur de la réforme resteront soumises à l’ancien régime, afin de ne pas perturber les opérations déjà engagées.












